Cette chapelle a été baptisée « Capilla Nueva » et dédiée à Jésus Nazaréen, comme l’atteste un document daté du 13 juillet 1722.
À l’époque de sa construction, l’édifice était situé à la périphérie du village, sur une hauteur, mais aujourd’hui, en raison de l’expansion urbaine, il fait partie intégrante du tissu urbain.
Le portail, typique du style classiciste de la fin de l’époque baroque, se compose d’un arc à caissons entre des pilastres plats, de chapiteaux toscans et d’un entablement droit, sans décoration. La corniche est assez saillante et donne lieu à un clocher central à une seule arche, dépourvu de cloche et présentant un profil extérieur mixtiligne. Actuellement, ces éléments sont peints en couleur terre de Sienne et en blanc.
L’intérieur a subi une profonde transformation et ne rappelle que très peu l’aspect qu’il devait avoir à l’origine. Il se compose d’une seule nef de plan rectangulaire, avec des murs droits et un plafond plat, tout comme le pignon où s’ouvre une niche abritant une sculpture en ronde-bosse représentant la Vierge du Carmen tenant l’Enfant Jésus dans ses bras. Il convient de souligner la beauté du sol en mosaïque hydraulique, véritable joyau qui s’est conservé dans son intégralité, ainsi que les différents éléments de dévotion, simples mais élégants, qui ornent l’ensemble.
Comme son nom l’indique, l’ermitage abritait un calvaire, avec les statues d’un Christ crucifié, d’une Vierge des Douleurs, d’un saint Jean et d’une Madeleine (aujourd’hui disparues). Aujourd’hui, on y admire notamment les statues de la Vierge du Carmen avec l’Enfant, de l’Immaculée et du « Christ ancien de la Croix du Pauvre », une statue remarquable qui a été ajoutée dans les années 1950.
D’après des témoignages oraux, au début du XXe siècle, il existait un calvaire composé de bassins qui s’étendait de la fontaine de la rue du Calvario, connue sous le nom d’El Pilarito, jusqu’à l’entrée de l’ermitage ; son origine remonte au XIXe siècle, à une époque où les épidémies de choléra faisaient des ravages dans la région, ce qui avait incité une habitante à faire la promesse suivante : si le choléra n’entrait pas dans sa maison, elle se rendrait tous les vendredis de l’année à l’ermitage pour accomplir le Chemin de Croix en l’honneur du Seigneur du Calvario ; sa prière fut exaucée et elle tint sa promesse pendant près d’un demi-siècle.
Calle Pablo Picasso n20, Yunquera
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